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Forums Zelda Solarus  |  Autres  |  Divers  |  Topic: Des récits, en écrivez-vous ? 0 Membres et 1 Invité sur ce sujet.
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Auteur Sujet: Des récits, en écrivez-vous ?  (Lu 50712 fois)
mota
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Berserkr qui mord


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« Répondre #150 le: 15 Août 2006 à 22:49 »

Pour être franc, Couet, je n'aime pas.

Je trouve ça trop complexe, trop scientifique, trop lexical, bref, ça me parraît être une sorte d'encyclopédie mise en forme par une narration mystique.

En clair, pour moi, c'est too much.


La fin devient assez intéressante, à partir du moment où tu restes simple, là, la mayonnaise du mysticisme commence à prendre.

Je dois me gourrer mais j'ai l'impression que tu cherches à rendre un style noir et flou, le fait de tout décrire dans un moindre détail, ça me semble tout sauf étrange.

Par exemple, tu parles du souffle qui carêsse ton cou. La première fois, c'est juste ce qu'il faut. C'est même à la limite erotique, tout juste ce qu'il faut de malsanité pour embraser une inquiétude dans la tête du lecteur.
Mais quelques lignes plus tard, là le souffle revient à la charge (il commence à devenir lourd ce boulet ndr) et non seulement il s'en prend à ton coup, mais à tes cheveux aussi. C'est plus un souffle, c'est une brise.

Enfin je n'aime pas, je n'ai pas lu tes autres récits donc je ne peux pas comparrer. Non pas que je ne veuille pas te lâcher compliement, hein, mais c'est le style un peu redondant qui peut me lasser rapidement.
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« Répondre #151 le: 16 Août 2006 à 07:51 »

Bah moi, pour être franche, c'est la première fois depuis que je poste mes textes, que je tombe sur quelqu'un qui n'aime pas.
Mais bon, c'est aussi formateur.

Je trouve ça trop complexe, trop scientifique, trop lexical, bref, ça me parraît être une sorte d'encyclopédie mise en forme par une narration mystique.
Compliqué et scientifique ?  :huh:
Quels termes compliqués et scientifiques j'ai utilisé ?


Quote
Je dois me gourrer mais j'ai l'impression que tu cherches à rendre un style noir et flou, le fait de tout décrire dans un moindre détail, ça me semble tout sauf étrange.
Non, pas du tout :)
Donc pour ce point là, ça me rassure :P

Quote
Par exemple, tu parles du souffle qui carêsse ton cou. La première fois, c'est juste ce qu'il faut. C'est même à la limite erotique, tout juste ce qu'il faut de malsanité pour embraser une inquiétude dans la tête du lecteur.
Mais quelques lignes plus tard, là le souffle revient à la charge (il commence à devenir lourd ce boulet ndr) et non seulement il s'en prend à ton coup, mais à tes cheveux aussi. C'est plus un souffle, c'est une brise.
Après si on entre dans les détails qui relèvent d'une appréciation personelle, on n'en sort plus.
Un souffle est un souffle. Je n'ai pas parlé de vent (puisque tu parles de brise), mais de souffle comme tu expires. Tu expires fortement ou doucement.

Enfin je n'aime pas, je n'ai pas lu tes autres récits donc je ne peux pas comparrer. Non pas que je ne veuille pas te lâcher compliement, hein, mais c'est le style un peu redondant qui peut me lasser rapidement.
C'est donc pour ça que j'aimerai (si tu le veux bien) que tu te penches sur mes autres textes, pour savoir si c'est vraiment celui-là qui coince ou si c'est mon style tout court.
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mota
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Berserkr qui mord


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« Répondre #152 le: 16 Août 2006 à 21:30 »

Je prendrai le temps de les lire après manger.


Sinon pour tout ce qui est encyclopédique, lorsque tu parles de la roche, de la mort, du corps froid mais qui en fait te dit que tu es là et bien vivante .. ça part un peu trop dans le détail à mon goût.
Date d'écriture: 16 Août 2006, 20:29:08
Bon.


Je viens de lire chacun de tes textes, et ne le prends pas pour ta personne, mais je n'aime pas ton style d'écriture.

Certains sujets sont intéressant, comme par exemple l'ange gardien, mais je trouve ça non pas trop emphatique mais trop détaillé. Je trouve aussi une certaine rétissence avec les changements un peu brutaux à mon goût de "prise de vue"; j'entends par là que tu peux jongler d'un sujet à un autre, même s'ils sont à peu près liés, sans justement donner la liaison.

Pour en revenir à l'essai de l'ange gardien, parce que les idées sont jolies, donc j'ai pas mal aimé, je pense qu'il aurait fallut une pointe de lyrisme et de légèreté, voire une once de drame pour magnifier la souffrance sempiternelle ressentie par l'être céleste. tu en parles de la souffrance, mais peut-être trop, et  pour moi, pas comme il le faudrait. Je ne ressens pas l'émotion dans ton verbe, alors que je pense que tu veux la faire ressentir, et c'est vrai que ça me gâche un peu le plaisir de lecture.

Pour conclure, m'est avis que tu cherches trop la sobriété, et tu t'y prends de manière à complexifier ce qui apparaît comme simple d'abord.

Je précise que ceci n'est qu'un avis basé sur une émotion de lecteur, ce n'est en aucun cas objectif. Je ne dis pas ça pour toi, hein, je sais que tu es grande, mais le "oh non, moi je trouve qu'elle écrit bien" je m'en passerais volontier. Certains aiment te lire, moi pas beaucoup.


ps: attention à ta concordance ;)

ps2: mon papounet fait de la confiture maison ^^
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Couet
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« Répondre #153 le: 16 Août 2006 à 22:09 »

Pour la concordance des temps, je ne vois absolument pas de quoi tu parles... Et puis bon... ;)

Et en ce qui concerne le fait de complexifier les choses, c'est assez drôle venant de toi :)

Pour le reste, comme tu dis, c'est ton avis. Et si j'ai posté pour dire que tu es le seul à ne pas aimer, ce n'est pas en tenant compte des avis postés "pour faire plaisir".

Quote
pour magnifier la souffrance sempiternelle ressentie par l'être céleste
L'ange oscille entre aimer ce qu'il fait et en souffrir. Il n'aime pas souffrir, mais il sait qu'il doit passer par là pour aimer ses protégés.
Peut-être ne l'as-tu pas saisi, peut-être ne l'ai-je pas assez clairement exprimé (très possible, étant donné que je n'aime pas donner la solution directement, mais plutôt inciter à y réfléchir et à en faire la conclusion soi-même) ?

Quote
Je ne ressens pas l'émotion dans ton verbe, alors que je pense que tu veux la faire ressentir, et c'est vrai que ça me gâche un peu le plaisir de lecture.
Ah ? :)

Je prends note, bien entendu, mais quand on n'aime pas, on n'aime pas.
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« Répondre #154 le: 16 Août 2006 à 22:41 »

Mais j't'aime bien toi, hein :)


Pour la concordance y'a deux-trois petits trucs, comme des confusions entre imparfait et passé simple, mais après ce n'est qu'un appréciation subjective.

Tu as sorti aussi un passé simple à la première personne du singulier avec une terminaison en "a", je dois t'avouer que ça m'a un peu choqué mais je t'attribuerais ça sur le compte de l'emballement littéraire, puisque je connais un minimum ta rigueur orthographique.

Pour ce qui est de la complexité des choses, je ne dis pas le contraire, d'ailleurs je n'aime pas me lire, juste écrire :p

Pour l'ange, je l'ai bien perçue, en effet, j'arrive à voir ce que tu veux écrire, mais pas à le ressentir, c'est là en fait où le bas blaisse pour moi, j'avoue que je me suis assez mal exprimé à ce sujet.
D'ailleurs j'aime beaucoup les gens qui écrivent de façon évasive, pour empêcher le lecteur de conclure, mais encore une fois je pense que tu as une certaine rigidité scientifique qui, pour moi, te pousse à donner un bout de la solution.

Après, je ne peux pas dire que je n'aime pas. Enfin si, je n'apprécie pas spécialement mais ce n'est pas un style que je déprécie fortement, il ne m'est juste pas agréable, mais j'ai pu te lire jusqu'au bout et d'un seul trait, donc ce n'est pas mauvais à proprement parler, tout du moins mauvais dans mon avis, mais je ne peux pas dire que j'aime non plus.
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« Répondre #155 le: 17 Août 2006 à 07:35 »


Pour ce qui est de la complexité des choses, je ne dis pas le contraire, d'ailleurs je n'aime pas me lire, juste écrire :p


T'as pas peur de décevoir tes fans en écrivant ça? XD
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« Répondre #156 le: 17 Août 2006 à 08:46 »

Moi au contraire les texte de Couet me donne envie de la connaitre réellement...

Mettre autant de sensibiliter, autant de détails sentimentaux c'est impressionant !

Pour les mauvaise langue : Non je drague pas  :angry:
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« Répondre #157 le: 20 Août 2006 à 12:21 »

Désolée mais je n'ai pas tout lu ... :cry:
J'ai lu la pièce de théâtre de Lord Ganondorf, et j'ai bien aimé ! :) C'est original d'introduire un analyseur, et je pense que sur scène ça rendrait vraiment bien, même si c'ets un peu court ...
Couet : pour le texte de l'ange, on voit bien que tu as aimé Angel Sanctuary ! XD comme pour ton avatar d'ailleurs ! ;) Sérieusement, je l'ai trouvé magnifique, j'ai eu les larmes aux yeux, tellement il est beau, poétique et vrai ... bravo Couet, c'est magnifique !!! :coeur:
Antevre, ton texte sur la mort est magnifique ! :) J'ai vraiment trop adoré !!! :love2:
Q.I. 907, c'est pas mal, certaines choses sont véridiques, mais pour ce qui est des parents et des grands-parents, ils ont surtout peur qu'on tombe sur un psychopathe et cela peut arriver car internet c'est aussi une grosse boîte à mensonges. En tout ca,s je ne suis pas d'accord sur tout; au contraire, c'est internet qui rend les gens de plus en timide, renfermés sur eux-mêmes, et le pire : EGOCENTRIQUES !!!!!!!!!!!!!! Avant (au temps de nos grands-parents et parents), on croisait quelqu'un, c'était "bonjour, ça va bien? quoi de neuf ?", aujourd'hui, on dit à peine "bonjour" lorsqu'on croise quelqu'un ! Alors je ne suis pas sûre qu'internet arrange les choses, au contraire ! Bien sûr pour les gens timides ou qui n'ont pas confiance en eux c'est pratique mais ce n'estpas ce que j'appelle un contact humain ! (même si après comme tu le dis ça peut le devenir)
Bon bien sûr, internet est pratique et pour rencontrer l'amitié ou l'amour c'est super; mais personnellement, la majorité de mes contacts (que je ne connais pas dans la réalité) sont des gens qui viennent me raconter leur vie en pleurant et en suppliant : "Aidez-moi, je suis un martyr, j'vais pas bien, j'ai envie d'mourir !!!" parce qu'ils veulent se faire plaindre ! Et moi j'en peux plus; c'est pourquoi je n'aime pas internet, parce que les gens trouvent plus intéressant de parler de leur vie que d'écouter ce que les autres ont à dire !!! :angry:
Couet : Magnifique le texte "je prends la plume et j'écris" ! (faudra que j'aille sur ton espace perso ^^) Et pour le texte "Il était un couloir", je l'ai trouvé sublime et très philosophique voire métaphysique ! :) On ressents toute la terreur de la personne car on sait qu'à sa place, on ferait la même chose, on se mettrait à penser et à réfléchir. j'aime beaucoup car c'ets réaliste mais fantastique en même temps (se retrouver comme ça dans un couloir étrange sans savoir pourquoi ni comment) et également poétique avec la description du paysage. Je crois que parmis tous les textes que tu as posté c'est mon préféré avec celui que j'ai cité précédemment !
Bravo Couet !!! :love2:
[Désolée de ne pas avoir lu les autres textes  :(]
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Jag är ingen bott


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« Répondre #158 le: 20 Août 2006 à 12:49 »

Merci Medulla ^_^
Ça me touche beaucoup.

Par contre... Je n'ai jamais lu Angel Sanctuary, je ne savais pas que mon avatar était tiré de ce manga, non plus ^^
Mais ce que j'en lis me donne envie de le découvrir :)
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« Répondre #159 le: 20 Août 2006 à 12:55 »

De rien ma belle, c'est sincère ! :)
Pour Angel Sanctuary, je pense que ça te plairait bien !  ^_^ En revanche, il y a 26 tomes, quelque chose comme ça, et pour tout acheter, ça revient cher !  :P
« Dernière édition: 20 Août 2006 à 13:23 par Medulla » Journalisée
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Jag är ingen bott


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« Répondre #160 le: 14 Octobre 2006 à 00:12 »

Je sais que je fais un up et qui plus est pour ne pas poster un texte.  :unsure:

C'était uniquement pour dire que mon espace perso msn est trop enquiquinant => il ne permet entre autres pas aux invités de poster un commentaire, et ce n'est pas faute d'autorisation (merci windows live...) et ça en gênait certains.
J'ai donc décidé de créer un vrai blog. Il est encore à finir au niveau de l'interface, mais j'y arrive petit à petit.
Je pense y remettre tous les textes depuis le début, ainsi que les réflexions (en suivant chronologiquement sur mon espace perso).
En bref, je recommence tout depuis le début :)

L'adresse : L'anatomie du monde

Je sais, c'est un nom qui peut paraître bizarre mais c'est pour mon côté scientifique et mon côté vision personnelle du monde. ^_^
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« Répondre #161 le: 14 Octobre 2006 à 12:30 »

J'aime beaucoup ton idée de récit, Couet. Très beau récit, je dois l'avouer.  ;)
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Un petit coucou!..


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« Répondre #162 le: 30 Janvier 2007 à 14:37 »

Voilà que je remonte ce topic et ce n'est même pas pour moi!.. j'aimerai vous faire connaître un écrivain qui est membre de ce forum et dont j'aime bien le livre.. Si vous avez aimé le "petit prince" vous aimerez sans doute ce récit bien qu'il n soit pas tout à fait semblable..
volci donc un extrait :
Cela s'appelle "le petit pêcheur"
 
   Il était une fois..Un froid matin. Mais pour le petit pêcheur, tous les matins étaient froids... La brume de l'amertume s'étendait un peu partout, ne laissant qu'un épais nuage blanc l'empêchant de voir où il mettait les pieds..
Le petit pêcheur restait souvent éveillé des nuits entières, son esprit en alerte, comme s'il attendait quelque chose.. C'était durant ces nuits qu'il trouvait sa vie vide de sens..
Il rêve qu'entre les coups, et les cris, un jour l'accaalmie durera.
En effet, le petit pêcheur vit dans ses rêves, il rêve sa vie, et ne daigne pas se réveiller.. Il se cache dans ses dessins et sa poésie. Dans son monde imaginaire, là où les gens sont tellement vrais, et non gentils ou méchants.
Ce petit pêcheur rêve d'une vie simple, faite d'amour, de paix, de sagesse, d'alimentation mentle, et finit par se demander s'il ne serait pas différent, autiste.. Il se sent associal, mais aime ça, étrangement, il regarde les moutons avec envie, eux si innocents, ils broutent leur herbe sans se poser de questions, alors qu'elle est incroyablement tendre et verte dans le pré d'à côté, ils ne la regardent que de loin, broutant les restes de leur herbe souillée par leurs propres déjections.. Il les envie, lui qui se pose tant de questions, qui dout autant... Et, surtout, oui, surtout... lui qui se sent si seul. Effectivement, il peut aller de champs en champs, mais il est seul, et les moutons, frustrés de leur gazon finissent par se moquer de lui, alors, le petit pêcheur s'enferme dans ses rêves, il rêve sa vie... Alors qu'il aimerait tant vivre sa vie.

De temps en temps, malgré tout, il se mêle aux moutons, broute leur mauvaise herbe, et se sent bien. Un instant, certes mais bien tout de même.
Puis,il s'en retourne empli d'une rancoeur sans nom envers la traîtrise qu'il a faite à sa foi.
Oui mais seul, qu'il est difficile de résister.
Alors, le petit pêcheur a pris de grandes branches de bambou et s'est créé une carapace, pour se protéger des autres, pour éviter qu'on puisse l'atteindre.. sa carapace était munie de pointes acérées, faites d'une répartie cinglante, de sarcasmes acerbes, c'était sa façon de se défendre...


Voilà, un long extrait de ce livre que j'ai fort apprécié car il s'agit en fait d'une analyse sur la race humaine avec beaucoup de lucidité et chacun de nous peut se retrouver tantôt dans le petit pêcheur, tantôt dans un de ces moutons...Si vous voulez connaître suite, envoyez un Mp à grosbill7..... Il sera ravi de vous la faire parvenir...
Date d'écriture: 21 Novembre 2006, 14:09:45
Allez... Un petit récit pour ceux qui croient que ça n'arrive qu'à eux!...

L'ETERNEL OPTIMISTE

Il y a des jours comme ça.... Cela commence le matin, lorsqu'au saut du lit, le cerveau dans le brouillard et les yeux vitreux, vous ne trouvez qu'un chausson... Du bout du pied, on cherche... Rien, nada...  Alors, d'un seul et même élan, vous vous retrouvez à quatre pattes à attraper le "fugueur" sous votre lit.. Vous vous dîtes qu'un peu de gym dès le matin, ça ne fait pas de mal.

Ensuite le café!.. Ah!... Alors là, allez donc savoir pourquoi ce bol s'anime d'une vie qui n'appartient qu'à lui, et s'échappe de vos mains pour aller s'écraser par terre, le long du mur, là où vous avez un mal fou à passer la serpillère.... Bon, après avoir nettoyer, vous convenez que ce bol était moche et que vouliez le changer... Donc....

Après vous être refait un café, dans un autre bol plus joli celui-là, et vous être préparé, vous pouvez aller travailler.

Sur votre route, un feu, le seul, qui se met systématiquement au rouge lorsqu'il voit votre voiture... Et, ce matin, après 10 minutes d'attente et moult coups de klaxon  d'autres conducteurs mécontents, vous vous apercevez que, justement, aujourd'hui ce "p****n" de feu est en panne... Pas grave.. Vous vous faufilez dans la circulation en pensant que vous êtes prêts pour le prochain rallye d'automne..

Tiens la machine à café est en panne... Encore.. Un collègue vous annonce qu'il y a cinq minutes, elle fonctionnait très bien... Un verre d'eau fera l'affaire, vous buvez trop de café de toute façon....

-"Qu'est-ce qu'il me veut encore le patron?"
-"Nous ne pouvons pas vous donner vos congés à cette période car bla bla bla... " Vous les prendrez plus tard..
Changement de programme pour les vacances.. de toute manière, ça ne fait pas de mal de bouleverser ses habitudes. A force, on s'encroûte dans la routine et puis tante Berta et tonton Jean....

Après une journée chargée... --"Dis donc, machin, ma voiture est bloquée sur le parking et j'ai un courrier qui doit partir en urgence, tu ne veux pas y aller?"

Votre voiture aussi est bloquée, mais un peu de marche c'est très bon pour le coeur...

Et, Rosemary, avec ses problèmes, qui vous prend pour le courrier du coeur pendant 20 minutes... Elle a de la chance de ne pas être seule et elle se plaint?.... Finalement votre statut de célibataire vous apparaît sous un nouveau jour : au moins vous ne vous disputez pas tous les jours avec votre conjoint...ça a du bon des fois d'être seul!..

Donc, vous rentrez chez vous. -"Mais où sont passées les clés?.... C'est pas vrai je les avais à la main tout à l'heure..." Inspection approfondie du sac, tour en règle de la voiture... Après une fouille minutieuse, et totalement vaine, de désespoir vous mettez les mains dans les poches, pour vous apercevoir que vos clés sont là où vous les aviez mises et, où, naturellement, vous n'avez pas cherché... -"Décidément, il va falloir que je l'achète ce porte-clé qui répond quand on le siffle"..

Ce soir, pas le temps ni l'envie de préparer un vrai repas... Un bon plateau télé fera l'affaire.. Une bonne douche pour vous délasser s'impose.. Gel douche, shampooing, vous traînez un peu et.. oups! Plus d'eau chaude!..
Vous avez lu quelque part que l'eau froide c'est très bon pour la peau!!!...

Ah... Le canapé, la télé.... Et le fameux plateau repas... Vous vous installez avec la ferme intention de passer une excellente soirée, calme....

La Sonnette!... Quoi la sonnette?... Elle sonne...... Oh, non!....

Et là, vos bons copains qui ne veulent pas vous laisser seul, sont là.. Riants, criants, avec de bonnes pizzas chaudes dans les boîtes....
Il n'y avait rien à la télé de toute manière..... Mais pour le calme... Bon, vous vous reposerez demain...

Cette pagaille lorsque vous vous retrouvez seul!.... -"Sont bien gentils, mais z'auraient pu ranger un peu...."
Et vous souriez en vous remémorant les blagues idiotes de Jules et les gaffes de Lola....-" Elle était bien sympa cette soirée...."

Et lorsque, Enfin, vous pouvez vous coucher, vous sous dîtes que, ma foi, ce fut une bonne journée.....
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Noxneo
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« Répondre #163 le: 30 Janvier 2007 à 14:45 »

C'est léger et sympathique comme histoire  :)
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Ayakai
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Rest In Peace


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« Répondre #164 le: 18 Mai 2007 à 19:23 »

J'aime bien, personellement ! Même si elle n'est pas tout à fait hétérogène, elle fait réagir au fond de soit un petit quelque chose qu'on a déjà vécu ! Et c'est très drôle de se remémorer tout un tas de souvenirs, comme ça XD !

Bon, moi je met un texte qui est parti en cacahuète au fur et à mesure que je l'écrivais, il y a deux jours ! Spécial dédicace à mon porte-encens qui a une malformation de naissance et n'accepte les bâtonnets que dans le mauvais sens -___-

L'écume du plaisir aux larmes des tourments

   Il y a dans l'air comme une odeur de fraise et de cuivre. Une odeur rouge, puissante, aux relents de folie et de rêves, de mort et de sang.
   Ren est installée dans un grand fauteuil aux pieds griffus et au velours usé, une cigarette achevant de se consumer dans sa main. Dans son esprit, habituellement aussi sombre et nu qu'un champ de bataille déserté, flottent ses souvenirs. En vrac, troublants, déstabilisants. Comment en est-elle arrivée là, aussi facilement ? Comment a-t-elle pu espérer l'espace d'une soirée le repos de son âme et de son coeur ? Son coeur... Quel coeur ? Elle sait pertinemment qu'il n'y a rien à battre sous sa peau blanche et froide...
   Le bâtonnet d'encens achève de se consumer, les pieds en l'air dans un encensoir de terre cuite. Toujours les pieds en l'air... Elle ne sait pas pourquoi mais il lui semble totalement stupide de s'échiner à faire tenir l'encens dans le bon sens alors qu'il tient si bien, une fois renversé. Les cadavres aussi tiennent bien, une fois renversés. Celui de la jeune femme à ses pieds semble aussi vivant qu'avant sa mort !
   Ren passe sa main ensanglantée dans ses longs cheveux roux, y laissant en toute insouciance des traînées rougeâtres. Il faut qu'elle fume quelque chose de plus fort... Quelque chose capable de lui faire oublier tous ces ressentiments qui l'habitent et la rongent de l'intérieur... Quelque chose à l'odeur bleue et sucrée... Ses pieds nus effleurent à peine la flaque pourpre et gluante qui s'étale sur le parquet en acajou. Le paquet qu'elle a ramené de la Turquie, il y a deux nuits, est toujours dans la commode, posé avec soin à côté de ses réserves d'encens. Elle sourit brièvement en pensant au vendeur. Il l'avait touchée, elle l'avait tué. Elle a toujours eu une sainte horreur des hommes et de leurs grosses mains... Les hommes et leur corps rude, violent... Un frisson la parcoure, et elle s'empresse de se rouler un joint. Son odeur bleue et parfumée lui emplit la gorge, calmant ce qui lui sert de coeur.
   Un peu mieux, un peu plus vide, un peu plus désertée, elle reprend sa place dans le fauteuil au velour usé, ses yeux d'un bleu presque blanc appréciant enfin la splendeur de la mort à sa juste valeur. Se laissant absorber toute entière par la drogue et le cadavre, elle se souvient...

   Il était presque 8 heures du soir lorsque la nuit lui avait enfin permis de sortir, ainsi qu'à tous les habitants de la ville. Le soleil avait arrêté de caresser l'écorce blessée de la planète, de ses rayons brûlants. Elle n'avait jamais pu le voir, ce satané soleil ! Pas qu'il ne lui ai fait quoique ce soit, mais sa simple vue la faisait rentrer dans une colère des plus terribles et des plus sauvages qu'il puisse exister. Elle se sentait étrangement proche des gamins aux cheveux teints et aux vêtements déchirés, sur ce point là...
   Glissant ses pieds dans des grosses chaussures de cuir rouge, elle avait tressé ses cheveux, s'était allumé un pétard, et avait enfilé une grande veste ocre à l'odeur de fraise. Ren avait claqué la porte de son vieil appartement, foulant l'asphalte sombre d'un pas rapide et alerte.
   Ce soir, elle comptait dénicher une jeune junkie, l'enivrer et lui ouvrir les veines avant de l'abandonner dans une ruelle à côté de chez elle. Elle ne tuait pas les junkies, ils mourraient bien assez vite d'eux-même, mais elle ne pouvait s'empêcher de leur voler une partie de leur sang aux relents de drogue et d'épices, en remplissant parfois des bouteilles en prévisions de plus tard. Oh ! Ren n'était pas ce que les gens appellent un vampire, ni rien qui ne nécessite l'intervention du surnaturelle. Elle était juste un peu folle... Un peu tarée, de ces psychopathes dont les journaux régalent leurs pages. Elle aimait d'ailleurs beaucoup jouer avec ces fameux journaux. Elle n'était pas une tueuse, même si elle savait apprécier la vue paisible d'un cadavre, sa peau blanche, ses membres froids. Non, elle aimait juste boire du sang. Reminiscence de son enfance anémique et anémiée, peut-être ?
   La jeune femme jeta un regard amusé à un groupe d'adolescents aux vêtements sophistiqués qui la dépassait en riant, une guitare dans le dos et une bouteille à la main. Des hippies nouvelle génération, avec des rêves semblables à leurs anciens et des vies tellement différentes. Une des filles lui jeta un regard appréciateur, lui envoyant un sourire charmeur et fugitif. Elle lui répondit et continua son chemin. Ce soir, son refuge serait « l'allégorie » et ses murs couverts de poèmes, son patron aux cheveux roses et ses bouteilles encore pleines d'un vrai absinthe. De celui qui fais couler dans votre gosier des plantes encore vivantes dont les feuilles vous chatouillent la gorge lorsque vous avalez.

   — Marianne, ma soeur, que vois-tu ? Lança la serveuse, en rejetant en arrière ses dreads et ses rubans colorés.
— Ben, je vois Rien venir !
   Ren lui fit un sourire sarcastique et s'assit à califourchon sur un tabouret, sa grande jupe en tissus écossais enveloppant le bois chaud. « Rien » c'était elle, du jour où en voulant écrire son nom sur un mur, Lucien avait rajouté un « i ».
— La demoiselle souhaiterait-elle un verre vert encore vivant ? Lui demanda-t-il en lui adressant un clin d'oeil.
— Volontiers, ce serait vivifiant !
— Vite, un verre vert et vivant, véritable muse des poètes disparus ! S'exclama-t-il, visiblement ravi d'avoir pu placer autant de « v » en trois pauvres phrases.
   La jeune femme s'amusa un moment de cet âme de poète, coincé derrière son bar alors qu'il aurait été cent fois mieux devant une feuille de papier. Puis, reportant son attention sur la salle, elle dénicha du premier coup d'oeil « le coin junkie », comme elle l'appelait. Disponible dans tous les endroits de la ville, il représentait sa plus grande réserve de boissons. Un vrai régal pour le palais.
   Elle vit tout de suite la fille qu'elle avait ramené la dernière fois. Toujours vivante ? Bah, tant mieux, elle pourrait resservir. Elles échangèrent un sourire. Comme prévu, elle ne se souvenait de rien.
— Bon, qu'est-ce que tu cherches ce soir ? Demanda Lucien en lui touchant l'épaule.
   Ren se crispa immédiatement et se recula en le foudroyant du regard. Ne jamais la toucher. Il le savait parfaitement, mais n'en avait rien à foutre. Sa vie lui importait aussi peu qu'elle ne devait importer à Beaudelaire. Il lui posa un verre d'absinthe sous le nez et elle s'adoucit un peu. Les vapeurs vertes et brûlantes de l'alcool lui emplissaient déjà les sinus, glissant ses doigts multiples et dangereux sous son cerveau.
— Ce soir, je ne cherche rien de particulier. J'attends. Il y aura bien une gente demoiselle pour me proposer un verre et plus encore...
   L'homme hocha la tête d'un air entendu. Il allait encore se faire faucher ses proies sous le nez, comme d'habitude, mais le plaisir pervers des hommes face aux lesbiennes prendrait le dessus. Et elles n'étaient pas toutes lesbiennes, il en trouverait bien une à sauter d'ici la fin de la soirée.

   La victime ne tarda pas à pointer le bout du nez. C'était une jeune noire, aux cheveux crépus, tressés et tenus en arrière par un foulard bigarré. Ren la trouva magnifique dès le premier regard. Tant pis pour son projet de junkie, elle baiserait celle-là, prendrait son pied, la saignerait et la tuerait avec délice. Grande et élancée, son large pantalon aux couleurs vives laissait dépasser un pied couleur de chocolat, chaussé de sandales de pailles. Ses bras étaient cachés par une grande veste aux couleurs de la Jamaïque et du reggae. Elle était délicieuse à regarder, et plus encore lorsque sa voix grave et chaude sembla couler de sa gorge comme l'aurait fait un bon Irish cofee, en moussant et enivrant ce qui l'entoure.
— Bonjour, déclara-t-elle avec un sourire amusé, ça te gêne si je m'incruste ?
— Pas le moins du monde, répondit la rousse en braquant ses yeux transparents sur elle.
   Elle sentait le bon ganja et le capuccino. Une odeur des plus agréables aux narines exigeantes de Ren.
— Je m'appelle Célia, dit-elle en sortant un paquet de tabac au caramel de sa poche.
— Ren. Tu es nouvelle, ici ? Je ne t'ai jamais vue...
— C'est tout à fait normal, je suis arrivée en ville il y a une semaine et je trouve le temps de sortir pour la première fois depuis longtemps. Tu habites ici depuis combien de temps ?
— Plusieurs années, tu peux me prêter une feuille ? Je n'en ai plus.
   La noire hocha la tête avant de lécher le rebord de sa clope, finissant de la rouler. Elle la coinça entre ses dents et sortit un briquet magnifique de sa poche. Un zippo !
— Ton briquet est superbe.
— Merci ! C'est ma copine qui me l'a offert.
   Ren fronça les sourcils. Si cette ravissante demoiselle était déjà casée, elle n'avait plus qu'à rentrer chez elle... Elle avait soif, mais elle pourrait toujours ouvrir une bouteille de junkie (15 jours d'âge, le goût devait commencer à être appréciable). Elle ne se sentait pas le courage de chasser une autre proie. Et celle-là était tellement magnifique qu'elle serait sans doute dégoûtée par le menu qui lui serait proposé...
   Elle trempa ses lèvres dans l'absinthe et sentit des fleurs éclore dans son ventre. C'était une sale journée et le soleil avait brûlé ses yeux lorsqu'elle avait tenté une sortie, vers 6h du soir. Elle en sentait encore la chaleur désagréable sur sa peau.
— Tu es venue t'installer avec ta copine, ici ? Demanda-t-elle en désespoir de cause.
— Non, elle s'est faite tuer il y a environ deux mois. Un assassin qui l'aurait vidée de son sang avant de la balancer dans une décharge... Tu as dû entendre parler de cette histoire de vampire...
— Oui, maintenant que tu m'en parles, ça me dit quelque chose.
   Pour cause, c'était elle ! Elle se souvenait parfaitement d'une jeune femme aux cheveux noirs et aux yeux cernés. Elle avait dans son portefeuille la photo d'une black magnifique. Celle qui était sous ses yeux à cet instant même... Quel étrange et désagréable hasard. Enfin, ça lui donnait une raison de plus de la baiser et la tuer. Elle irait rejoindre sa chère et tendre au regard hanté par la cocaïne...
— Je suis désolée pour toi... et pour elle.
— Y'a pas de quoi... même si j'ai toujours du mal à l'encaisser, je me dis qu'il faudra bien que je survive à ce putain de meurtre... J'ai d'ailleurs déjà commencé à faire une thérapie de choc ! C'est de l'absinthe que tu bois ? Du vrai ?
— Ouais. Je t'en offre un !
—  T'es folle ! Ça doit coûter le peau du cul !
— J'ai beaucoup de peau sur le cul, et une bonne thérapie commence toujours par un verre d'un excellent alcool !
— Et le parfum d'une peau salvatrice contre la sienne, continua Célia en souriant de toutes ses dents.
   Elles étaient d'un blanc éclatant dans ce visage à la peau couleur de chocolat noir. Ren exhiba les siennes à son tour.

   Elle avait commencé par la coucher sur son lit, ses tresses éparpillées sur l'oreiller écarlate, sa peau délicieuse se mêlant aux effluves de fraise se dégageant de l'encensoir. Puis elles s'étaient embrassées d'une manière merveilleuse qui aurait fait délirer Beaudelaire durant des poèmes et des poèmes. Leurs doigts s'étaient mêlés dans la douceur de l'édredon pourpre, le corps de Ren contre celui de Célia. Et les vêtements avaient semblé se volatiliser dans les volutes de fumée parfumée, et le corps sombre et musclé de la noire s'était découpé dans toute sa splendeur sur le couvre lit rouge. C'était tellement excitant, ce sublime mélange de chocolat, de lait et de sang.
— Nous userons notre âme en de subtils complots,
Et nous démolirons mainte lourde armature,
Avant de contempler la grande Créature
Dont l'infernal désir nous remplit de sanglots !
   Ren n'avait alors pas compris le sens de ces mots lâchés alors que sa tête se nichait entre les seins ronds et fermes de son amante. Elle voulait tellement goûter cette peau si douce au toucher, rien ne l'intéressait plus pour l'instant. Alors elle l'avait léchée, de sa langue rose et assoiffée. Un goût de miel et de sueur salée. Une merveille pour ses papilles délicates. Encore meilleur qu'un tofee, tellement plus goûté, bien plus doux dans son intimité humide et secrète.
   Oh oui ! Elle l'avait dévorée avec bien plus de gourmandise que n'aurait pu provoquer n'importe laquelle des friandise de ce monde ! Elle l'avait dévorée ! Et quand elle s'était étendue, repue et satisfaite, elle était devenue la friandise. Et Célia l'avait engloutie, en avait fait son repas avec autant de de voracité et de désir que sa compagne. Elle s'était sentie devenir le plus merveilleux plat du monde et ça lui avait plu.
   Alors, enfin épuisée par leurs ébats, elles s'étaient allongées sur l'oreiller, les doigts entrelacés, nues comme les femmes du tableau de Courbet si justement nommé « le sommeil », unies comme les « Femmes Damnées » qui avaient valu à Beaudelaire le tribunal.
— Est-ce que tu l'as baisée de la même manière avant de la tuer ? Demanda soudainement la grande noire
   Ren s'arrêta de respirer. Les ongles de Célia s'enfonçaient dans sa peau, y laissant des marques sanglantes. Son sang lui parut incroyablement vif sur la blancheur impressionante de sa main.
— Qu'est-ce que tu racontes ?! siffla-t-elle en s'arrachant péniblement à l'étreinte de son amante.
— Je sais que c'est toi qu'à rencontré Eliane avant de mourir. Je sais que tu l'as attirée dans ton lit, que tu l'as vidée de son sang avant de la jeter dans une décharge publique.
— Et d'où tu sors ça ?!
— Du SMS qu'elle m'a envoyé, ce soir-là, et du crucifix en perles qui est posé à côté de l'encensoir. C'était moi qui le lui avait fabriqué.
   Ren se sentit soudainement encore plus nue qu'elle ne l'était. Cette femme qui lui faisait face savait. Elle savait qu'elle buvait le sang de ses amantes, et tuait celles qui se souviendraient d'elle. Elle savait, et bientôt elle serait enfermée dans une cellule obscure, sans fenêtre et cernée par des caméras, classifiée ennemi public.
   D'un bond, elle était hors du lit, et de deux elle tenait dans sa main un couteau à la lame tellement propre qu'on n'aurait pu imaginer le sang qu'elle avait fait couler. Face à elle, Célia avait peur. Une sueur froide avait recouvert son corps, mais ses yeux ne flanchaient pas.
— Je comptais te laisser vivre, aboya la rousse avec rage, je comptais te laisser repartir avec pour seul souvenir la sensation de ma langue et le goût de ma peau ! Mais tu me forces ! Tu me forces  le faire ! Tu me forces à te tuer !!
— Personne n'a jamais eu besoin de forcer un serial killer à exécuter sa victime.
— Alors tu seras la première.
   Comme elle haïssait ce terme de « serial kiler ». Elle ne se considérait pas comme tel. Elle avait tué trop peu de gens. Serial blood drinker, OK. Mais pas Serial Killer.
   Le mélange d'encens à la fraise et de marijuana lui sembla tout d'un coup insupportable. Peut-être pourrait-elle adoucir ces relents agressifs en les mélangeants aux senteurs fortes et cuivrées du sang de Célia ?
— Tu ne sauras jamais à quel point ça peut être dur pour moi de me résigner à tuer quelqu'un comme toi, cracha-t-elle en retournant la lame, prête à trancher la gorge de la brune et à éclabousser les murs de rouge écarlate.
— J'en suis désolée, répliqua la noire en lui souriant avec un aplomb surprenant.
   Un cri étranglé s'échappa de la gorge de Ren lorsqu'elle bondit sur le lit, se retrouvant à genoux sur sa victime, armant son couteau. Mais ce fut Célia la plus rapide et la rousse sentit qu'un objet pointu lui déchirait la peau, se glissait entre ses côtes et s'y enfonçait profondément. Un hoquet de douleur l'immobilisa et son adversaire la poussa en arrière, dégageant ses jambes. Cette salope venait de lui enfoncer une épingle à cheveux dans un poumon.
   La noire sauta du lit et saisit ses vêtements d'un geste souple, courant vers la porte... fermée...

   Ren s'arrache à la contemplation du corps avec difficulté. Il y a quelque chose de séduisant, dans cette posture douloureuse, ces lèvres grises et ces paupières qui ne s'ouvriront plus. Sans doute son propre corps sera-t-il aussi magnifique, une fois sa mort arrivée ? Ça ne saurait tarder, par ailleurs. Elle sent ses lèvres s'étirer doucement, tandis que la douleur, momentanément engourdie par la drogue, lui déchire à nouveau les côtes.
   Tant qu'à mourir, elle aimerait que cette mort sois aussi flamboyante que le fut sa propre vie. Une odeur de sanctuaire, un tableau spectaculaire. Elle se lève à nouveau, ne prêtant pas attention cette fois à la mare d'un rouge si sombre qu'il en devient noir. Ses pieds écarlates tracent son chemin sur l'acajou, sentier mortuaire jusqu'à l'encensoir. Elle sort du sac odorant un bâtonnet d'un noir profond. Opium. Le parfum sacré.
   L'odeur qui s'en dégage est aussi envoûtante que les arabesques blanche qui dansent dans l'atmosphère confinée de la chambre ensanglantée de Ren. Elle ferme les yeux doucement, collée contre le corps froid de Célia. Les doigts entrelacés.
Absinthe, ganja, chocolat, lait, opium et sang...

FIN

Bon, c'est long, mais bon ^^''... ça me fait marrer, parce que hier, justement, l'encens à l'opium a brûlé toute la journée  :lol:, mais pas d'absinthe ! Le soir, c'était Chouchen ! Et pas de cannabis non plus, j'avais de l'encens au cannabis, mais mon amie ne supporte pas ça...
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Un petit coucou!..


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« Répondre #165 le: 19 Mai 2007 à 07:18 »

Incroyable ce qu'un porte-encens peut engendrer!..... :D..

Ton récit est.. Comment dire... D'un tel réalisme qu'il en fait froid dans le dos... Mais en même temps, on le lit jusqu'au bout parce qu'il est prenant... Même si au début j'ai ressenti comme un malaise...

C'est un très beau récit, riche en couleurs, odeurs et détails.. j'avais l'impression de voir la scène comme devant un écran... Une étude très bien faite sur cette tueuse en série qui ne croyait pas en être une une...

Chapeau!...

Et merci pour le com' sur mon récit qui n'a rien, mais alors vraiment rien à voir avec le tien... Moicoucou se sent toute petite devant ton talent...
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Ayakai
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« Répondre #166 le: 19 Mai 2007 à 13:54 »

Oui, l'encens m'a toujours fait faire de drôles de choses XD ! (des allergies entre autres.... je suis dingue de continuer à en allumer !)

Tu sais qu'à la base ce devait être une nouvelle deux fois plus courtes, de science-fiction ? Mais au bout de quelques lignes, je me suis dit que le personnage avait trop un profil de tueur pour qu'il ne le soit pas... Et en fait, j'ai trouvé ça malsain, comme récit en le lisant.... je suis bizarre.... Mais je suis ravie que tu y sois resté accrochée ^____^ ! merci de l'avoir lu !

Tu sais, en fait j'ai aucun mérite pour l'étude psychologique d'une tueuse en série -___-... On va dire que ces derniers-temps j'ai été pas mal plongé dedans ! Remercions tout d'abord Morwenn de m'avoir ramené un bouquin en anglais sur les assassins de la région de Londres (tales of murders et je sais plus quoi dans la Kent)! Ensuite, je me suis trouvée une véritable passion pour "From Hell" où l'inspecteur drogué comme Jack l'enventreur sont très bien exploités (j'ai vu le film il y a un an, et je suis tombée sur la BD en angleterre)! Et puis, j'ai lu un livre très très très morbide, et très très très très malsain, dernirèement, je te jure qu'à côté mon récit fait bouquin pour enfant XD !! "Le corps exquis" de Poppy Z. Brite, ou l'apologie du macabre sensuel et de l'amour gore... j'en suis encore choquée...
Et puis... j'ai été tueuse en série dans une vie antérieure :lol:

Tout ça pour dire que voilà... Mais merci encore pour tes coms, ça m'a fait plaisir ^^ !

En parlant de ta nouvelle ! Elle m'a faite penser à une que j'ai écrite y'a quelques semaines ! Celle-là :

Human gate

   
               Tu connais cela, n'est-ce pas ?
Ces jours où tout est gris.
   Ces jours où tout sourire semble impossible ?
Tu sais ? Il est 7h du matin, et je vois lampadaires brillants, à travers la buée de la vitre.
   C'est un jour gris. De ces jours où l'on n'a pas envie de vivre.
   Mon réveil sonne, habituelle mélodie un brin insomniaque. Mes yeux sont comme deux chapes de plomb que je ne peux soulever.
   Un de ces jours qui donne envie de mourir.
L'odeur du café chaud et du pain grillé n'ont pas le charme d'une sombre matinée d'hiver. Juste trop normal.
   Tu sais ces jours routinier où tout semble d'une banalité affligeante ?
Le froid du dehors me gèle jusqu'aux os. Je n'ai qu'une veste de velours sombre.
   Il pleut.
Les larmes tombant du ciel sont un millier de lames glacées qui me déchirent la peau. Je pourrais mourir de froid sur place.
   Le ciel pleure. Je n'ai pas de parapluie.
Il y a de ces jours où le sourire n'est qu'un vague souvenir dans la grisaille de la vie.
   Je ne me veux pas de bien. Je ne souhaite que me faire mal.
La mort ferait-elle de moi quelqu'un d'extraordinaire ?
   De ces jours où tout est gris.
Les gens me regardent de travers. Je n'ai pas de parapluie. L'eau dégoulinant de mes cheveux rouges traces des sillons sanglants sur ma peau délavée.
   Tu sais ? Ces jours où l'on ne peut pas vivre.
Je ne veux pas que le soleil se lève. Je veux que le froid et la pluie ma fassent mourir à petit feu. Comme une sorcière sur un bûcher.
   Est-ce que l'on doit faire semblant pour être dans la norme ?
Il est 8h et je marche sous la flotte. Je ne veut pas qu'on me sourie. Je veux ces regards noirs et haineux que me jettent les gens en me croisant.
   Je veux juste pouvoir les ignorer. Ne pas être comme eux.
Pourquoi suis-je humaine ?
   Donnez-moi une raison.
La petite fille aux bottes jaunes, qui sautait dans les flaques a la saveur douce-amère d'un passé disparu.
   De ces jours où tout est morne.
Merci. Merci d'être normal à ma place. Tu sais, je n'ai jamais vraiment aimé être humain... Je n'ai jamais vraiment aimé être une de ces poupées, jouet d'une société insensible et ennuyée.
   Moule, production en série, travail à la chaîne. Je suis une erreur dans la grande usine du monde de la consommation.
Peut-être suis-je prétentieuse d'oser le penser ?
   Il est de ces matins où tout envie de vivre a déserté.
Tu connais cela n'est-ce pas ?
   J'ai envie de chanter. I'm singing in the rain. I'm falling in the pain.
Le son est le même, seules les larmes ont changé.
   Je n'ai pas envie de sourire.
Les poids des regards pèse sur ma voix, alors qu'elle s'enfonce au plus profond de moi-même. Je n'ai pas le droit de chanter.
   Si je ne peux pas rire, peut-être pourrais-je pleurer ?
Tes yeux sont comme le reflet des tourments de mon a^me.
   Tu sais, ces jours où l'on ne se souhaite que du mal ?
Mon innocence est enterrée petit à petit sous les mensonges et la grisaille de mon univers.
   Tous ces souvenirs qui n'en sont pas.
Tu connais cela, n'est-ce pas ?
   Lève-toi et marche, regarde et sourie. La joie alentour. Je ne veux pas de cette joie.
Elle est comme une teinture rouge sur un drap blanc. Présente, puis disparaissant au premier lavage.
Lavage de cerveau ?
   Suis-je une erreur ?
C'est stupide, n'est-ce pas ?
   La fausse joie, dans tes yeux, me détruit, alors que la pluie me transperce et me tue.
Je ne veux pas être détruite, je veux juste être blessée.
   Alors... s'il te plaît... pleure... juste un peu.
Si tu t'assois dans le caniveau et que tu pleure, peut-être survoleras-tu ton futur comme un corbeau survole un champ de bataille ? Sombre, mais plein d'un obscure espoir.
   De ces jours où les larmes semblent le seul échappatoire.
Alors je t'en prie... pleure juste un peu.
   Il est 10h du matin et le soleil sèche les gouttes de pluie, les faisant briller comme un millier de lames.
Si le monde pleurait, sous ce soleil pâle et tremblant, peut-être pourrais-je supporter d'être humaine ?
   Ne sois pas normal à ma place.
Tes yeux ont flanché.
   Tu les connais, ces jours, n'est-ce pas ?

FIN

   Inspiration : Asunaki koufuku, koenaki asu (Vulgar, Dir en Grey). Parce que chacun a connu ces jours, n'est-ce pas ? Quoiqu'une amie m'a dit que non... je me suis dit qu'elle avait de la chance...
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« Répondre #167 le: 22 Mai 2007 à 01:21 »

Pas mal, pas mal.
Moi j'écris des récis sur zeldalegends.net
Par contre ils sont en anglais.
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Mais qu'est-ce qui vous a pris de lire ça?!!
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« Répondre #168 le: 28 Mai 2007 à 21:04 »

Bah poste ! (et développe quand tu dis pas mal ! cibles les défauts s'il te plaît, et les points forts !)
Pasq de problème de mon côté, je lis l'anglais presqu'aussi courament que le français (si y'a bien une chose que je sais faire, c'est ça :lol:)
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« Répondre #169 le: 02 Juin 2007 à 20:15 »

Moi j'ai commencé a érire un livre il s'appele amos daragom 13
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trés amoureu d toi, ma ptite jennifer!


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« Répondre #170 le: 02 Juin 2007 à 23:31 »

Arms of War chapitre I : le commencement.

       Ce jour était calme dans le monde de Skeitan. Dans le désert de Kelt, le sable était plutôt doux. Le vent se faisait discret. Peu d’aventuriers pénétraient dans cet endroit car souvent, le sable aspirait les gens sans même qu’ils s’en aperçoivent. Mais ce jour là, tout changea… alors que ce fut une journée comme toute les autres, un bruit bizarre intervint. Une sorte de séisme faisait trembler le sable et, tout à coup, une énorme fissure sépara le désert en deux parties. Un temple plutôt antique fit son apparition. Après que l’édifice soit sorti de la fissure, cette dernière se referma.
       Un voyageur, passant par là pour se rendre à  la forteresse de Blind, aperçu le temple, qu’il n’avait jamais vu auparavant. Il alla à Blind à tout allure. Le garde, qui était posté à l’entrée de la salle du trône, laissa passer le voyageur pour qu’il puisse parler avec le roi appelé Salzar. Ce roi était plutôt discret, très sombre, qui ne rêvait que d’une chose : la richesse. Il donna au voyageur dix pièces d’or et ensuite, Salzar regroupa dix guerriers, les plus forts et les plus courageux de son royaume, pour aller analyser ce temple.
        - Un par un, vous allez entrer dans cette demeure, et si vous trouvez quelque chose, vous le rapportez ici ! déclara le roi ? Mais attention, si je m’aperçois que l’un de vous me cache un trésor, il sera pendu. Ai-je bien été clair ?
Tout le monde hocha la tête. Salzar voulait voir avant quel aspect avait l’édifice. Des villageois, des gardes, les guerriers et le roi se rendirent sur place. Seul le roi s’approcha du temple, et ensuite, l’évêque de la cathédrale de Blind, courut vers une des colonnes qui se trouvaient juste devant l’entrée. Salzar se retourna vers lui :
         - Qu’est-ce que tu fais, Bladius ? Reste derrière et tu ne bouges pas sans que tu es mon ordre.
         L’évêque Bladius ne fit pas demi-tour. Il observa la colonne précieusement et il y vit des têtes de diables, une sorte de créatures de l’enfer, et un diamant, marqué d’une tête de mort. Salzar, prit de colère, marcha à grands pas vers lui, fronçant les sourcils, en sortant son épée. Mais Bladius lui fit signe de ranger son arme dans son fourreau et de venir vers lui.
          - Regardez, mon bon roi, ce temple doit être démoniaque, il ne faut surtout pas pénétrer dedans, c’est moi qui vous le dis.
          - Sache que c’est moi qui dis ce qu’il faut faire. Ce n’est pas parce que tu te sens plus proche de Dieu que tu dois me sous-estimer !
          Bladius resta muet. Il alla rejoindre les villageois ainsi que les gardes qui regardaient les deux personnages attentivement. Salzar, quand à lui, toucha les dessins gravés sur les roches soigneusement quand soudain, il en arracha un morceau. Un silence s’imposa dans tout le groupe. Les villageois comme l’évêque s’attendirent à un événement tragique, mais il se passa rien. Le roi ricana, jusqu’à ce que sa voix résonne dans le temple. Et un cri monstrueux le fit éjecter de l’entrée. Tout le monde paniqua et le chef des gardes hurla un grand coup pour les faire taire car Salzar voulait s’adresser à eux.
          - N’ayez point peur, chers amis, dit-il. Des valeureux guerriers, que j’ai moi-même élu, vont se débarrasser des démons qui traînent dedans.
          Et tout le monde retourna à Blind. Le premier guerrier, un géant pouvant arracher un arbre d’une main, y alla en premier, mais n’en ressortit pas. Ce fut le tour au deuxième, un simple chevalier, qui lui aussi y resta. Les autres y passèrent, et c’est un druide, assez vieux, qui voulut s’y aventurier.
Pendant trois jours, on n’eut plus de nouvelles du druide. Des cris d’un monstre et d’épée s’entendirent depuis le désert. Après une semaine de lutte acharnée, le vieux monsieur s’en sortit, avec un diamant dans les mains, semblable à celui qu’il avait sur la colonne. Mais, trop blessé, il s’écroula sur le sable. Sa peau commença à brûler et ses os ressortaient de son corps.
          N’ayant plus de nouvelles depuis plusieurs semaines, Salzar voulut inspecter le territoire. Il y alla avec deux gardes et ils aperçurent le vieux monsieur à terre. Le roi descendit de son cheval pour l’analyser : il n’y voyait que son squelette. Ses yeux étaient crevés et son visage ridé. Mais ce n’est pas ça qu’y l’attirait le plus. C’est plutôt le diamant qu’il observait des bouts des yeux. Il le prit, le souleva, et le regarda. Il y vit une sorte de femme habillée d’une longue robe blanche. Salzar entendit brusquement sa voix qui l’appelait. Elle lui disait : « Viens ! Rejoins-moi ! Regarde comme je suis belle ! Alors viens…viens…VIENS ! ». Il ferma les yeux et la voix d’un des gardes résonna dans ses oreilles.
           - Venez, mon seigneur, il faut y aller ! exclama-t-il. Le ciel commence à se lever et les sombres nuages font son apparition.   
           Salzar cacha le diamant dans sa veste, monta sur sa monture et partit, laissant les insectes dévorer le reste du cadavre du druide.
            Le peuple, étant informer que le roi avait ramené avec lui un objet venant du temple, ne l’entendit pas de bonne oreille. Le jour suivant, les villageois se rendirent devant la porte du trône et alla manifester. Quelques uns criaient : « ceci est un présent du Diable » d’autres disaient : « ce diamant est maudit, il faut le détruire ». Salzar n’y prêtait aucunes intentions. Il était plutôt obsédé par le diamant, en le regardant précieusement.
***
             Par delà les terres, une armée se forma d’une vitesse incroyable, commandé par le général Arcane, un barbare de l’Est, un homme très musclé, chauve, cicatrisé à l'oeil gauche et assez grand, se rendit à Blind pour un seul but : détruire le diamant. Des elfes de la Forêt de Lulfy, des chevaliers de l’armée du Bien et des nains des montagnes de Crulfix furent rassemblés pour se battre. Ils embarquèrent à bord de bateaux, une centaine au total. Le bateau se trouvant le plus rapproché de la plage des terres de Blind était celui de Arcane, qui attendait de pied ferme la bataille.
              - Ecoutez tous ! cria-t-il. Nous allons bientôt débarquer sur les terres de Blind alors surtout, lorsque l’on retirera le petit pont-levis se trouvant à l’avant du bateau, vous vous protégez tous avec votre bouclier en avançant car les flèches vous attaqueront. Et ensuite, en même temps, on se déploie en s’éparpillant un peu partout sur la plage en tuant le plus de gens, pigé ?
Tous les chevaliers se trouvant sur le bateau hurlèrent.
              - Alors sortez vos armes et préparez vous pour la bataille ! dit-il en dégainant sa hache d’un geste brusque.
              Le bateau s’arrêta. Le pont-levis descendit et des flèches percutèrent les boucliers des chevaliers. Ils avancèrent tout en se défendant. Et au dernier moment, lorsque Arcane fit signe, ils levèrent leurs boucliers et attaquèrent les chevaliers adverses. Les autres bateaux s’arrêtèrent et les chevaliers se trouvant dedans firent la même technique. Arcane abattait un par un les ennemis à grands coups de hache. L’armée du Bien dominait largement. Le barbare, qui tuait quelques ennemis, aperçut sur l’un des ponts de la forteresse de Blind, que quelques guerriers avancèrent des catapultes.
               - Mettez-vous à couvert ! Catapultes !
               De gros morceaux de roches éclatèrent sur la plage. Une d’elles retomba sur un des bateaux, dont les chevaliers n’étaient pas encore sortis. Arcane ne s’attendait pas à que cela soit aussi difficile. Il avait beau à écraser des guerriers, mais d’autres en venaient rapidement. Le sol devenait rouge. Le sang giclait de partout. Un guerrier s’approcha de Arcane, sauf que ce dernier lui enfonça sa hache dans le dos. Le commandant en tua un autre en lui arrachant la tête. Il vit que les ennemis sortaient tous de la forteresse. Le mieux pour lui serrait de pénétrer dans la demeure pour se débarrasser des guerriers.
                - Silver et Drak, avec moi ! ordonna-t-il.
                Les deux chevaliers le suivirent, en se faufilant parmi les ennemis et les cadavres. Des guerriers chevauchés par des sangliers firent leur apparition dans le combat. Ils foncèrent tout droit vers Arcane et ses deux compagnons. Ils réussirent à les esquiver.
                - Commandant, venez par ici, appela l’un de ses coéquipiers nommé Saggle.
Ils les emmenèrent vers l’entrée de la forteresse, sauf qu’une flèche atteignit la jambe droite de Silver, qui se retrouva ensuite à terre. Saggle intervint :
                - Il faut faire quelque chose, commandant.
                - N’y va surtout pas, Saggle, sinon tu vas aussi y rester.
   Voulant aider son ami, son coéquipier lui désobéit en allant le secourir, et dès qu’il fut à côté de lui, une roche fusa dans le vent et alla s’écraser sur eux.
   - Et merde !
   - Entrons dans cette forteresse ! dit Arcane à Drak. Et soyons discret !
   Ils enchaînèrent les couloirs, en égorgeant tout les guerriers qui faisaient leur ronde. Mais à une intersection, un ennemi aperçu Dark et lui tira une flèche dans la tête. Arcane se retourna et lui lança sa hache qui arrêta sa course dans le crâne du guerrier.
   Arcane aperçu Salzar, voulant fuir avec son précieux objet dans les mains.
   - Espèce de traître, fit Arcane. Tu vas mourir et tu rejoindras ta famille en enfer pour que tu puisses les admirer, fils de démons.
   Le roi fit demi-tour et il essaya de s’échapper. Mais le commandant le poursuivit. Les murs s’effondrèrent, des guerriers attaquèrent Arcane, sauf qu’il les repoussa. Le barbare prit des escaliers en colimaçon, alors que des roches allèrent effondrer les murs. Il se rendit sur le pont où se trouvèrent les catapultes ennemies. Il les détruit et une roche venant d’une catapulte amie explosa le pont. Arcane sauta sur un morceau du pont, puis sur le rocher, puis sur un autre morceau du pont. Il retomba sur le reste du pont, à genoux, en fixant les ennemis devant lui. Un brouillard noir l’enveloppa et il se tranforma en Darkane. Il les tua de façon violente. Il redevint normal et il entra dans la cathédrale de Blind. Alors qu’il vit Salzar aller dans les cachots, l’évêque l’arrêta en le poussant.
   - Vous ne pouvez point le tuer, déclara-t-il, c’est un homme saint, et je vous en empêcherais !
   - Désolé, mais je dois l’arrêter, intervint Arcane. Son acte peut changer le monde. Les ténèbres vont ensevelir la planète. Je dois le tuer, et si vous ne vous écartez pas, alors vous y passerez aussi.
   - Je n’ai point peur de mourir, mon cher, et je dois vous dire que Dieu vous punira pour votre barbarie et pour votre…
   Son sang se glaça. Bladius se pencha, et il vit que la hache de Arcane l’a transpercé. Il tomba à terre, et Arcane descendit dans les cachots.
   Pendant ce temps, Salzar était assis à son bureau, regardant une fois de plus son diamant. La femme réapparut. Elle disait la même chose que la dernière fois : « Viens ! Rejoins moi ! Toi et moi, nous serons les rois du monde ! Viens…viens…VIENS !!! ». A ce moment là, la tête de la belle femme se transforma en une tête de zombie.
   Arcane parcourut les cachots, et ouvrit la porte du bureau de Salzar. Il le vit, sur son fauteuil, les yeux crevés, mort comme le druide. Du sang coulait le long de ses lèvres et ses os ressortaient. Et le diamant, disparu. Il doit être retourné dans le temple.
   L’armée du Bien repartait, triomphant. Mais ils n’étaient guère heureux, car le diamant étant maudit haire toujours dans le temple. Alors Arcane se fixa une mission : regrouper les meilleurs chevaliers de chaque endroit pour partir détruire le diamant !
   
  Dites si vous aimes ou pas! Je suis débutant dans la carrière d'écrivain :D! Mais bon^^...
« Dernière édition: 03 Juin 2007 à 16:43 par chefArcane » Journalisée

je voudré tellement etre prè dé toi en ce momen, J***i, car san toi a mé côté, je verse des larme! seul toi peu me redonner la force de survivre...
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Noxneo
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« Répondre #171 le: 02 Juin 2007 à 23:39 »

J'ai retrouvé un truc écrit quand j'avais 14 ans, et pour vous je le dépoussière :D


Pour eux, je suis un démon, le meurtrier qu'il faut abattre. Selon leurs dires, j'ai tué leurs génituers, brûlé leurs maisons, égorgé leurs enfants, je suis la cause de tous leurs maux. Pourtant, je n'ai jamais fais coulé ne serait-ce qu'une goute de sang. J'ai été élevé dans le respect de l'homme, dans la voie de la nob-violence. Malgré cela, des milliers de gens sont à mes trousses, prêt à payer n'importe quel prix pour m'arracher ne serait-ce qu'un cri de douleur.

Le passé d'un homme est-il les actes qu'il a accompli, ou ce que les gens croient qu'ils sont ?

Ma vie n'est qu'une succession d'événements tragiques, un ballet de malentendus et d'erreurs colossales. Toute mon vécu, mon âme a pleuré tandis que mon corps tentait de restait fort. Vous qui lirez ces textes, vous me prendrez certainement pour un fou, mais ma destinée est aussi malheureuse qu'incroyable.
Je suis né dans la bourgade de Kleihef. Ses paysages montagneux ont bercés mon enfance, et je vécus paisiblement avec mes parents et mes frères. Kleihef était une ville cachée dans une vallée, où seuls de bergers errants venaient nous voir de temps en temps. Ce lieu qui était presque un mythe dans l'esprit des gens du pays était calme, serein. Ses habitants n'avaient jamais touchés un couteau de leur vie, et la douleur, la peur et la haine était des mots prescrits de notre éducation.
Mais toute histoire a une fin, et ma perte commença lors de l'ascension de Morguf au pouvoir.
Mon village fut alors pillé, ravagé, brûlé. Je garde de ce moment des souvenirs lointains, flamboyants, où, paniqué, je m'étais réfugié dans les bois.
Malgré cela, je fus recueilli par deux bourgeois qui m'élevérent comme leurs propres fils, et seuls mes souvenirs contredisent leurs mensonges de liens sanguins.

-Adopté ! T'es qu'un adopté.
Je ne regardit même pas les deux visages grimaçants qui me harcelaient depuis un quart d'heure. Ces récréation étaient un enfer. J'aurais tant aimé rester seul, à méditer comme je le faisais habituellement dans ma chambre, mais mes camarades n'avaient rien d'autre à faire que de se moquer de moi. Je les comprenais presque. Tout le monde avait besoin de mépriser une personne afin de faire valoir ne serait-ce qu'une once de son pouvoir. Le docteur avait dit à ma mère adoptive que j'étais un enfant exceptionnel. Douzes printemps mais la maturité, la réflexion et la compréhension de dix-huit. C'était donc normal que je reste seul.
Ces gosses me tannent. Leurs bêtises, je les connais déjà toutes. C'est comme mes professeurs d'ailleurs. Ils sont obligés de répèter les choses plusieurs fois. Et à chaque leçon, c'est pareil.
"Dadga, ou sont tes devoirs ?"
"Dans ma tête madame"
Satané gosse, doivent-ils se dirent. Tous les mêmes. Tous des feignants.
Ils ne savent pas qui je suis réellement. Il ne me comprennent pas. Jamais ils ne ressentiront cette frustration d'être pris pour un imbécile qui me tenaille tous les jours. Mais je crois que j'ai trouvé quoi faire pour m'occuper.
Ce matin, on m'a appris la mort.







Ce qui me rappelle d'ailleurs que ça fait un bout de temps que j'ai pas écrit :P
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« Répondre #172 le: 03 Juin 2007 à 07:02 »

Pas mal Nox, court mais très explicite.... Cette colère rentrée et contenue est très bien rendue.

Et la fin fait froid dans le dos!....
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binbin
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« Répondre #173 le: 03 Juin 2007 à 08:13 »

Rassure moi Noxneo, tu as pas tapé ca à partir de ta DS ? :mrgreen:
Ah non, c'est vrai il l'a vendu ce bougre :D
Sinon le texte, vraiment sympa pour les suicidaires lol
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« Répondre #174 le: 03 Juin 2007 à 10:07 »

chefArcane > J'aime bien le sujet et le thème de ton histoire. Seulement, je ne sais pas comment l'expliquer mais je trouve que tu restes en superficie de l'histoire.

Elle serait largement améliorées si tu rendais tes personnages un peu plus humains. Ayant une histoire, ayant un caractère, ce qu'ils pensent etc.
Tu n'approfondis pas trop tout ça et c'est dommage car c'est ce petit plus qui manque.

Nox' > J'aime beaucoup, j'aime beaucoup le thème, le ton, c'est tout à fait mon style. Mais ça tu t'en doutes :P
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« Répondre #175 le: 03 Juin 2007 à 16:42 »

   Couet --} excuse moi, c'est vrai, j'ai oublié de lui faire une présentation : c'est ce que je viens de faire (enfin une rapide présentation pour que vous voyez que c'est un gars qui ressemble à Kratos dans God of War).
               Mais sinon donnez moi votre avis sur mon récit et ce que je dois changer!
En attendant, le chapitre 2!

Arms of war chapitre II : le village de Suvya

   Du bruit de gens qui discutaient dehors se faisait entendre. L’air doux du matin rentrait par la fenêtre d’une petite maison au bord de l’eau. Un jeune garçon, plongé dans un sommeil rempli de rêve, était allongé sur un lit douillet. C’était un enfant âgé de vingt ans environ, blond, aux yeux bleus.  Il se réveilla car le facteur avait tapé sur sa porte. Le garçon se leva, enfila un pantalon et ouvrit la porte. L’homme était là, en train de lui tendre un journal :
   - Tenez, cher Xavier, et vous avez aussi une lettre du roi.
   - Ah merci ! répondit le garçon.
   Et le facteur partit. Xavier sortit un bol de son placard, il y versa dedans de l’eau en commençant à lire son journal.
« La guerre à Blind prit fin il y a une semaine. Le général Arcane
et son armée sont repartis chez eux, ne souriant guère, car ils ont
échoué dans leur mission. Ils devaient détruire le Diamant Maudit, et
au final, ce dernier est retourné dans le Temple. Arcane a dit qu’il allait
chercher des chevaliers compétents pour l’accompagner pour pénétrer dans le Temple. Ce commandant est même déjà en route pour tous les trouver… »
   N’ayant pas fini de lire, Xavier posa ce journal au coin de la table, il s’habilla pour aller au marché. En sortant, il remarqua qu’une foule immense se dressait. Il descendit les marches, et son amie, Liva, l’attendait devant la statue du roi. Xavier s’approcha vers elle et la fille engagea la conversation.
   - Bonjour ! lui dit-elle. Qu’est-ce que tu peux dormir, toi. Cela fait au moins une heure que je t’attends. Mais bon, ce n’est pas très grave.
   - Désolé, Liva, je ne vais pas trop rester avec toi car le roi veut me voir.
   - On a le temps d’aller au marché. Suis-moi !
   Ensemble, ils allèrent entre les gens et les vendeurs pour regarder les différentes places. Ils virent des armes, des peluches à gagner, et des olives, spécialités du village. Alors que Xavier en acheta un pot, un homme barbu le poussa par terre. Sa manche de veste se retroussa et tout le monde vit sur son bras un tatouage en forme de tête de hyène. Liva lui tendit le bras.
   - Depuis quand as-tu ce tatouage ? demanda la fille très inquiète.
   - Cela ne te regardes pas ! dit Xavier, en colère et en remettant sa manche normalement. Et personne n’aurait dû voir ça ! Je vais chez le roi. Tu n’as qu’à m’attendre devant le château, je n’en ai pas pour longtemps.
   Et le garçon s’en alla. La fillette était au bord des larmes. Xavier ne sait pas ce qu’elle ressent pour lui. L’enfant était juste « ami » avec elle, rien de plus, rien de moins. Elle s’assit sur un rocher et ses larmes s’éclatèrent sur le sol.
   Arrivant devant la salle à manger du roi, Xavier fut guidé par un garde pour aller le voir. Le roi se retourna, il vit le jeune garçon et le prit dans ses bras.
   - Ah, mon cher Xavier, comme je suis content de te voir, déclara le roi appelé Maximilien. Tiens, assis-toi ici !
   Il lui tendit une chaise et l’enfant accepta de s’asseoir.
   - Je t’ai fais venir pour t’informer d’une chose importante, continua l’homme. Je pense que tu as lu dans le journal qu’une guerre a fait rage à Blind ? Et bien, je veux te dire que le général Arcane va venir ce midi pour dîner avec nous, et il veut qu’un chevalier le suive pour détruire le Diamant Maudit, un présent du Diable. Et je pense que tu ferais un bon petit héros dans le groupe.
   - Mais, monsieur, je ne sais pas trop me battre. Il y a bien des chevaliers qu’y sont plus fort et plus habile à l’épée que moi !
   - Je t’assure, Xavier, que tu es l’un des plus grands chevaliers de ce village, crois moi ! dit Maximilien, avec un grand sourire. Arcane veut faire connaissance avec toi, et je lui ai dit que tu discuteras avec lui.
   - D’accord, au grand roi de Suvya !
   - Bien. Tu partiras en bateau ce soir. Tu diras adieu à ceux que tu aimes, et tu te prépareras pour ce voyage, compris ?
   Le garçon hocha la tête et sortit du château. En sortant, il croisa Willy, un de ses amis, qui lui aussi entra dans la demeure. Ce compagnon était brun, les yeux verts kaki, avec un bandana bleu dans les cheveux : plutôt beau gosse, comme notre cher héros.
- Qu’est ce que tu fais là ? demanda Xavier à son camarade.
- Le roi m’a dit qu’il voulait me parler car il m’a envoyé une lettre. Désolé,
je dois y aller tout seul, car c’est personnel.
   Le garçon compris. En fait, Willy a été contacté pour être dans le groupe mais il est bien plus fort que Xavier. Une chose revint soudain dans sa tête : la jeune fillette. Il regarda à gauche, à droite : personne.
   - Hé, Willy ! appela Xavier. Tu sais où se trouve Liva ?
   - Je l’ai vu s’enfuir en pleurant. Pourquoi, tu la cherches ?
   Le garçon ne répondit point. Il baissa la tête, et marcha sans même savoir où il allait. Il espérait au moins la revoir en chemin.
***
   Xavier et Willy furent à côté du roi qui levait la main au loin : il faisait signe à Arcane qui était sur un cheval. Ce dernier descendit, embrassa la joue du roi, et se retourna vers les deux compagnons en leur serrant la main.
   - Salutation, Maximilien, exclama Arcane, mon bateau se trouve là-bas, et vos chevaliers devront, ce soir, nous rejoindre là-bas.
   - Ne parlons pas de cela pour l’instant, coupa le roi. Viens plutôt t’asseoir à la table pour manger, boire et te divertir. Tu dois avoir faim !
   Ils s’installèrent tous en même temps et commencèrent à manger.
   - Euh…Arcane, fit Sedka, l’ami du roi, où se trouvent vos autres valeureux chevaliers qui doivent partir en expédition avec eux – il montre du doigt Willy et Xavier - ?
   - Ils nous attendent à Trault, dans une taverne plus précisément ! répondit le commandant.
   Après avoir fini le dessert, Arcane dormit dans la maison de Sedka. Xavier, quand à lui, ne savait pas comment Liva allait apprendre qu’il devait l’abandonner pour un retour qui n’était pas. Il ne ferma pas les yeux, et resta allonger en attendant que l’on vienne le chercher.
***
   On tapa à sa porte. Pour cette fois, ce n’était pas le facteur. C’était Willy qui venait pour lui dire qu’il fallait y aller. Il prit avec lui ses affaires et une dague et quand il sortit de chez lui, il aperçu Liva qui fonçait vers lui. Xavier courut aussi vers elle et il s’arrêta en l’accueillant dans ses bras.
   - Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu devais partir ? demandait Liva en pleurant. Tu ne dois pas partir. Tu dois rester avec moi !
   - Ne t’inquiète pas, je reviendrai ! répondit Xavier. Dis-toi que je suis à côté de toi tout le temps, que l’on retourne au marché ensemble, okay ?
   La fillette le laissa partir. Elle le regarda, et son ombre s’écartait de plus en plus d’elle.
   L’aventure pour la destruction du Diamant Maudit ne fait que commencer, et Xavier ne sait pas ce qui l’attend…
« Dernière édition: 03 Juin 2007 à 18:29 par chefArcane » Journalisée

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« Répondre #176 le: 03 Juin 2007 à 20:08 »

Binbin et Couet:

Je l'ai dit, faut lire :P Ce texte, je l'ai écrit quand j'avais 14 ans.
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« Répondre #177 le: 03 Juin 2007 à 20:38 »

Bah j'ai lu et malgré l'âge je le trouve bien quand même :P

Et puisque tu vas peut-être réécrire, je te donnais mes conseils, c'est tout ^^
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« Répondre #178 le: 04 Juin 2007 à 01:42 »

Voilà un p'tit récit : made in Québec  ^_^ !

Maudit village et meurtre !

Un jour, y’avait un fermier qui, ayant maudit toute l’monde de «  maudit anglais », décide de sacré son camps du village de Leclerville. Y’é décide de s’installer dans l’coin de Lévis. Et pis, cela s’passe 1899. L’gars y’était vraiment bizarre, car y’habitait un maison de style française du temps d’la Nouvelle-France. Un an plus tard, l’gars décide de maudire sa femme, en la menaçant avec sa fourche. Y’était vraiment fou le tip. Sa place devrait être chez les malades mentales de l’asile Ste Brigitte de Québec. Tsé ben, j’men ben késsé qui lui cause d’faire des jestes de fous. Un jour, y’assassine sa femme. Pis y’enterre sa femme dans cour de sa maison. Et pis, trois mois plus tard, la police de la ville de Québec vont l’voir chez lui. Et pis késsé qu’arrive au gars, il r’trouvre en prison, et pis y’é pendu le 6 Juin 1900.
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« Répondre #179 le: 04 Juin 2007 à 06:57 »

Bon j'expose un de mes textes vous me dites ce que vous en pensez. J'ai pris des personnages de Harry Potter et le nom de famille de Willow dans la série Buffy  :) Vous pourrez me dire si il y a des phrases qui ne se disent pas ou autres, merci.

     C'était dans la grande Salle à l'école Poudlard. Dumbledore se leva pour faire son habituel discours, mais au moment où il commença à parler, il fut interrompu par des coups à la porte. Les panneaux pivotèrent mais il n'y avait personne... Mais tout à coup un éclair vint illuminer la salle en créant une petite tornade qui laissa apparaître peu à peu une femme.

     Celle-ci était grande, mince avec de longs cheveux noirs, ses yeux étaient verts emeraude et elle avait une baguette magique à la main. Ele s'approcha de Dumbledore et le salua d'une poignée de main.
<< Mes chers élèves, voici Aurora Rosenberg qui assura les cours de Défences contre les Forces du Mal !>>

      Un tonnerre d'applaudissement éclatat dans la Grande Salle. Elle alla s'asseoir à droite du minuscule professeur Flitwick, et ils commencèrent tous à manger le délicieux festin qui venait d'apparaître sous leurs yeux.

      Après s'être rassaciés, les élèves allèrent se coucher dans le tumulte général des raclements de bancs sur le carlage. Mais quand les élèves voulurent sortir, la porte ne s'ouvrit pas... Le professeur Rosenberg se leva, puis alla se mettre devant les professeurs.

      Ce qui se passa ensuite fut tellement effrayant que plusieurs filles se mirent à crier et à trembler. Aurora Rosenberg s'éleva dans les airs à un mètre du sol, ses cheveux voltigeaint et tourbillonaient autour de sa tête, ses yeux étaient devenu noirs, ses mains se transformèrent en membres désséchés et ses ongles en griffes. Elle brisa sa baguette magique et la fit disparaître dans un nuage de cendres. Le professeur Dumbledore se leva si brusquement que McGonagall sursautat. Il lui envoya une boule de feu argentée qui jailli de sa baguette mais malheuresement elle l'attrapa et la renvoya sur Rogue qui se baissa à temps pour l'éviter. Puis les professeurs Rogue, Flitwick, Chourave, MacGonagall et Dumbledore décochèrent en même temps cinq éclairs de stupéfaxion qui l'attégnit en pleine poitrine, elle poussa un hurlement terrifiant puis disparut dans une volute de fumée.

      La porte se rouvrit et les élèves montèrent se coucher dans leurs dortoirs respectifs en parlant de ce qui venait de se passer...


Bon voilà ce n'est pas fameux mais bon je suis encore jeune donc j'ai encore à apprendre  :)
Ca fait un peu sujet de rédaction par rapport à vos récits mais bon ... :)
« Dernière édition: 04 Juin 2007 à 07:40 par Alexandre » Journalisée


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« Répondre #180 le: 04 Juin 2007 à 08:50 »

Alexandre, toi, tu n'aimes pas Harry Potter ça se voit :D
Nan sérieusement, je trouve ça très bien et ça ressemble beaucoup à ce que JK Rowling écrit ! :) Bon, c'est sur qu'il doit y avoir quelques petits trucs à changer, mais pour moi, c'est déjà un très bon début car il y a de l'imagination ! ;)
Peut-être que le repas s'est passé un peu vite, qu'on passe tout de suite à la présentation de cette nouvelle prof, et juste après : pof elle se déchaîne.
Voilà, c'est le seul commentaire que je pourrai dire !


@MagicCanada : Un peu courte ton histoire non ? ;) Et un peu gore aussi ^^'
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Noxneo
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« Répondre #181 le: 04 Juin 2007 à 10:07 »

Et puisque tu vas peut-être réécrire, je te donnais mes conseils, c'est tout ^^

Ouhlà, j'ai pas le temps :D

A l'époque je voulais faire une nouvelle entière, intitulée "Chronique des âmes perdues". Mais bon, je suis un homme occupé maintenant B) :P
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« Répondre #182 le: 04 Juin 2007 à 16:58 »

Alexandre, toi, tu n'aimes pas Harry Potter ça se voit :D
Nan sérieusement, je trouve ça très bien et ça ressemble beaucoup à ce que JK Rowling écrit ! :) Bon, c'est sur qu'il doit y avoir quelques petits trucs à changer, mais pour moi, c'est déjà un très bon début car il y a de l'imagination ! ;)
Peut-être que le repas s'est passé un peu vite, qu'on passe tout de suite à la présentation de cette nouvelle prof, et juste après : pof elle se déchaîne.
Voilà, c'est le seul commentaire que je pourrai dire !

Bah moi tout ce qui parle de magie ...  :rolleyes:

Et merci pour les conseils j'essayerai d'arranger ça pour mes prochaines histoires magiques   :lol:
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« Répondre #183 le: 04 Juin 2007 à 23:13 »

@ Alexandre : Même commentaire que Mymy, je pense que tu ne développe pas assez ton récit.
Celui-ci est une esquisse de scénario, plutot bonne cela dit, et il faut donc que tu fasses des rajouts comme du dialogue, des transitions et des descriptions (pour ça, une seule solution => couet  ^_^).
Mais c'est un bon début  :)

@couet : j'aime bien ta façon d'écrire et de décrire, car j'ai besoin de m'imaginer chaque lieu, chaque émotion pour m'imerger dans un livre ou un récit... Et j'y arrive trés bien en te lisant, surtout avec ton histoire d'ange (tu ne lirais pas B. Werber par hasard ?  :D). Cela dit, ça reste mon point de vue, on aime ou on aime pas, moi j'aime  ^_^
Il est un peu tard maintenant, je donnerai mon avis sur les autres textes demain aprés une bonne nuit de sommeil  -_-
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« Répondre #184 le: 04 Juin 2007 à 23:25 »

(pour ça, une seule solution => couet  ^_^).
Gné ?  :huh:
Pas compris  :unsure:


Quote
@couet : j'aime bien ta façon d'écrire et de décrire, car j'ai besoin de m'imaginer chaque lieu, chaque émotion pour m'imerger dans un livre ou un récit... Et j'y arrive trés bien en te lisant, surtout avec ton histoire d'ange (tu ne lirais pas B. Werber par hasard ?  :D). Cela dit, ça reste mon point de vue, on aime ou on aime pas, moi j'aime  ^_^
Il est un peu tard maintenant, je donnerai mon avis sur les autres textes demain aprés une bonne nuit de sommeil  -_-
Si :P Tu es le seul à avoir fait le rapprochement d'ailleurs ^^
Il est vrai que mon texte a probablement été inspiré par ce que j'ai lu. J'aime beaucoup cette tri(quadri ?)logie d'ailleurs.

Mais, juste une précision, ce que j'ai trouvé dans l'empire des anges est un peu ce que je me représentais déjà du monde des anges :)
J'ai d'ailleurs été très surprise de lire que quelqu'un se représentait la même chose que moi.

J'ai vu que tu avais laissé un commentaire d'ailleurs, merci de prendre le temps de lire ^_^ ... Et encore plus d'aimer :)
« Dernière édition: 04 Juin 2007 à 23:51 par Couet » Journalisée


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« Répondre #185 le: 05 Juin 2007 à 00:42 »

@MagicCanada : Un peu courte ton histoire non ? ;) Et un peu gore aussi ^^'

Oui  :lol: j'avous qu'il est court mon récit, mais bon, j'avais pas assez de temps quand je l'ai voulu le faire.
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« Répondre #186 le: 05 Juin 2007 à 08:03 »

Puisqu'on en parle, je tenais à dire que je trouvais que Werber s'était dégradé depuis la fin des fourmis, et que ça devenait carrément du n'importe quoi depuis l'arbre des possibles.
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« Répondre #187 le: 05 Juin 2007 à 08:42 »

MagicCanada > Mouais, je vois pas trop l'intérêt de l'avoir écrit dans ce cas.

Nox > Je ne connais pas l'ordre d'écriture des livres de Werber.
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« Répondre #188 le: 05 Juin 2007 à 08:54 »

Bon comme tout le monde parle du texte de Couet, je l'ai lu..... Et j'avoue que j'ai été assez surprise par ce texte... Ce "couloir" je le connais un peu pour y avoir été quelques secondes et là :
Quote
J’ai froid. J’ai froid donc je vis encore. Je commençais à en douter : pas de vue, pas de son, la seule forme de vie dans ce couloir reste la trace de mes pas, faite dans cette terre sèche.

Pour ce qui est du froid, j'ai ressenti ça exactement mais pas pour le silence.. Au contraire, il y avait comme un écho qui me rapportait différends sons que je n'arrivais pas à identifier... Pour la vue, j'ai aperçu une grande lumière blanche, très pure et presque palpable... Et une sensation que cette "chose" m'appelait...

Bref, au vue de mon expérience, je peux dire que j'ai aimé ton récit, même s'il m'a replongée dans de mauvais souvenirs... Mais cette expérience là m'a permis d'avancer et de voir la vie autrement..

Continue à écrire..

Werber et ses fourmis >> Un régal (moi non plus je ne me souviens plus combien il a fait de livres là-dessus), mais le 1er.. pfffffffff j'en ai appris sur les fourmis avec lui!...
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Noxneo
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« Répondre #189 le: 05 Juin 2007 à 09:07 »

Bouarf, Werber j'aimais bien dans ma jeunesse (sic), mais ses derniers livres sont des gros ratés (AMHA  :mrgreen: ). Aucun plaisir à découvrir comme c'était le cas pour les fourmis, un mélange plus que brouillon de fiction et de faits (qui sont souvent extrapolés d'ailleurs), bref je suis déçu.

Moicoucou, à quelle occasion à tu vécu ce "couloir", si ce n'est pas trop indiscret ?
« Dernière édition: 05 Juin 2007 à 09:16 par Noxneo » Journalisée
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« Répondre #190 le: 05 Juin 2007 à 09:16 »

T'es encore jeune, toi !
Et p'is elle l'a dit en postant un poème. u_u


Concernant ce couloir :
Je vais être franche. Moi-même n'ai pas décidé de ce qu'est la fin. La vie ? Le paradis ? Je laisse le libre choix au lecteur.
Ce que je voulais représenter surtout c'est une sorte de cauchemar angoissant, étouffant, où tout sens aurait été perturbé.
Assez inspiré des NDE, certes.
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Noxneo
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« Répondre #191 le: 05 Juin 2007 à 09:17 »

Moi j'ai vécu une NDE après ma prise de sang :D

Comment ça, j'étais pas près de la mort ? Bah pourquoi pas, ça se pourrait très bien hein  :mrgreen:
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moicoucou
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« Répondre #192 le: 05 Juin 2007 à 09:39 »

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Ce que je voulais représenter surtout c'est une sorte de cauchemar angoissant, étouffant, où tout sens aurait été perturbé.

Et tu l'as très bien représenté même si ce n'est pas ce que moi j'ai vécu exactement... En tous les cas, c'est angoissant..

Moi non plus, je ne sais pas ce qu'est exactement la fin de vie, j'ai vécu une expérience mais est-ce que mon heure aura sonné ce sera la même chose?.....

HS : Répondu à Noxnéo par MP..

Si ça vous intéresse, je posterais un récit que j'avais fait à l'époque lorsqu'en classe on avait abordé ce sujet "décrivez une expérience personnelle vécue, comique, tragique ou simplement une chose de la vie qui vous a marqué"..
« Dernière édition: 05 Juin 2007 à 10:00 par moicoucou » Journalisée

binbin
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« Répondre #193 le: 05 Juin 2007 à 09:58 »

NDE? ca veut dire quoi?
Evanouissement?
J'ai lu l'histoire de Couet et ca m'a fait froid dans le dos.
Pour moi à la fin ca représente plutôt le paradis.
Et le couloir , c'est celui de la mort^^
En tout c'est purement bien écrit. Couet si tu sors un bouquin, je l'achête sans hesiter :)
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Noxneo
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« Répondre #194 le: 05 Juin 2007 à 09:59 »

NDE = Near Death Experience.

Si Couet fais un bouquin, on va tous à la Fnac et on force les gens à acheter :D
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Couet
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« Répondre #195 le: 05 Juin 2007 à 10:06 »

Avec des kalachnikov ? \o/



Les NDE ce sont les expériences vécues par les gens dans le coma quand ils ont l'impression d'être dans un tunnel, approcher une lumière etc.

D'ailleurs, dans ce contexte, je viens de finir un Jean Christoph Grangé sur les NDE et Dieu/Satan : le serment des limbes.
Pas mal du tout, même si pas mon préféré de lui :)
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moicoucou
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« Répondre #196 le: 05 Juin 2007 à 11:02 »

Je mets le récit de ma propre expérience car je pense que lui seul espliquera mieux ce que j'avais ressenti lors de cette "NDE"..

Où suis-je?.. Quel est cet écho?.. Qui me parle?.. Pourquoi je ne comprends rien?.. Arrêtez de parler tous en même temps!.. Ecoutez-moi!.. Pourquoi vous ne m'écoutez pas? Taisez-vous! Mais taisez-vous donc et écoutez moi!... Dîtes moi où je suis..Il fait noir ici, et si froid... Mes os sont de glace.. Je ne peux plus bouger.. Mes mains!.. Où sont mes mains?.. Pourquoi je ne les vois pas?... Et mes jambes?... Où sont mes jambes?... Répondez!...

Et ce couloir tout noir et glacial... Dîtes moi où je suis... Pourquoi est-ce que j'avance alors que je ne sais pas où sont mes jambes?.. donnez-moi une couverture.. J'ai froid.. Si froid...

De la lumière!.. Je vois de la lumière!..Je me dirige vers elle.. Je ne sais pas comment, je ne comprends pas.. Expliquez-moi!... Je flotte... C'est ça, je flotte... Et pourquoi je flotte?...Répondez!.. Arrêtez de parler tous en même temps... Cet écho!. Je ne comprends rien... Et cette lumière.. Qu'est-ce qu'elle est loin.. Elle m'appelle..  J'avance, mais je ne peux pas l'atteindre... J'ai froid mais je suis bien.. Comme dans du  coton... Pourquoi du coton?... Que s'est-il passé??.. Pourquoi suis-je ici?.. Mais répondez bon sang... Il n'y a personne?... Je sais qu'il y a quelqu'un.. J'entends l'écho... Et pourquoi cette lumière m'appelle moi, je ne la connais pas...

Mamy?... Mamy!.. Tu es venue me voir?.. Mais!..Tu es morte!.. Et tu souris!.. Je suis morte alors?.. C'est ça la mort?.. Un couloir froid et noir avec une lumière blanche qui m'appelle et où je peux avancer sans marcher?.... Qu'est-ce que tu dis?.. Tu ne veux pas de moi?.. Pourquoi?... Pourquoi tu ne veux pas de moi??? ... Ce n'est pas l'heure??... Pourquoi tu me dis ça?... Je ne comprends pas... Qu'est ce que je fais là?... Réponds moi...Mamy... Mamy....

J'ai chaud. J'ai mal à la tête.. J'ai mal partout... Mal?.. J'ai mal!.. Un lit... Je suis dans un lit!... Je peux bouger... "Il ne faut pas vous agiter"... Une voix douce, une main fraîche... J'ai mal!... Je suis en vie!...
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« Répondre #197 le: 05 Juin 2007 à 18:47 »

(pour ça, une seule solution => couet  ^_^).
Gné ?  :huh:
Pas compris  :unsure:
Je conseillai juste à Alexandre de te demander conseil pour décrire les choses...  ;)
Et j'attends ton prochain texte !!  ^_^


@Nox Pour Werber qui se dégrade, je ne peux pas trop juger car je n'ai pas lu toutes ses oeuvres, mais le dernier de la trilogie des dieux m'a paru plutot bon...
J'ai entendu dire que le 1er tome des fourmis était une merveille, ce qui explique surement ton constat...

@moicoucou Pour les NDE, je n'en ai jamais vécu, donc je suis mal placé pour en parler, mais il me semble que le sujet avait déja été abordé il y a un bout de temps sur ce forum, où l'on s'efforçait de donner une explication rationnelle à ce qu'on voit (comme le tunnel qui est provoqué par un déformement de la vue, l'écho par un état semi-eveillé etc...). J'avoue cependant que j'ai toujours été trés curieux sur le sujet.
Concernant l'écriture, C'est une manière assez spéciale de raconter les choses, mais elle ne me déplait pas  ^_^.
Les "..." donnent une impression de... euh je ne peux pas vraiment la décrire, mas c'est une drole d'impression  :D, ça me rappelle le style de Maupassant dans Le Horla (il m'avait fait psychoté la première fois que je l'avait lu ce livre !!).
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« Répondre #198 le: 06 Juin 2007 à 07:33 »

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mais il me semble que le sujet avait déja été abordé il y a un bout de temps sur ce forum,

Je ne savais pas.. Mais je suis encore "jeune" sur le forum (moins d'un an!  ;))

Quote
Les "..." donnent une impression de...
Oui, ils peuvent donner une impression d'essoufflement alors qu'en fait cette expérience se déroule sur plusieurs jours.. Et mes "...." sont des silences.

La seule chose que je ne m'explique toujours pas c'est "pourquoi ma mémoire garde, au détail près, mon "ressenti" et mes pensées. C'est assez angoissant somme toute.
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Noxneo
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« Répondre #199 le: 06 Juin 2007 à 08:29 »

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@Nox Pour Werber qui se dégrade, je ne peux pas trop juger car je n'ai pas lu toutes ses oeuvres, mais le dernier de la trilogie des dieux m'a paru plutot bon...
J'ai entendu dire que le 1er tome des fourmis était une merveille, ce qui explique surement ton constat...

C'est plausible.
Nous les dieux est en effet correct, sans plus. Par contre le papillon des étoiles est une vraie catastrophe. On dirait que c'est le brouillon qui a été imprimé (et vas y que je te torche 2500 ans en 10 pages...)
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